Le stade oral

Tout d'abord citons Wikipédia pour présenter la théorie de Freud d'où sort cette dénomination de "Stade Orale" :

"...Freud décrit un stade oral, un stade anal, un stade phallique ou œdipien et un stade génital.

  • Le stade oral est celui de l'alimentation, mais aussi de l'incorporation, du travail d'identification, de repérage entre le dedans et le dehors.

Etape fusionnelle mère/ enfant:

• Zone érogène : La sphère buccale

• L’objet visé : Le sein

• Plaisir : absorption de nourriture + succion

• Tension supprimée : Douleur de la faim

Le stade anal est celui des fesses, mais aussi de la maîtrise, de la volonté de contrôler, de l'apprentissage de l'autonomie.

Stade de prise de conscience des effets de son comportement:

 

• Zone érogène : Le sphincter

• L’objet : Les excréments que la mère lui demande• Plaisir : C’est le contrôle de la défécation. C’est une manifestation de son indépendance en refusant (ou pas) la demande de sa mère, en différant ou pas la satisfaction de ses besoins. Le plaisir se cristallise donc autour des fonctions d’expulsion/ rétention.

 

  • Le stade phallique ou œdipien :

Il a trait à la problématique de la castration:

• Zone érogène : anatomie génitale

• Plaisir : Autoérotisme (masturbation)

• Apparition de la situation œdipienne : L’enfant constate la différence de sexe, et s’intéresse au rôle respectif de ses deux parents dans la procréation.

  • La période de latence :

• Apaisement de la crise oedipienne : Le refoulement entraîne l’arrêt de l’intérêt sexuel chez l’enfant.

• Processus de sublimation : L’enfant détourne inconsciemment le but de la pulsion sexuelle vers un objet non sexuel (pulsion de savoir).

  • Le stade génital :

Il n'annule pas ses prédecesseurs. L'individu apprend à coordonner son désir dans un groupe de représentations cohérentes. La sexualité n'est plus disjointe mais se regroupe ; le signifiant du phallus devient primordial.


Image:Stades Freud.jpg

Il faut bien sûr insister sur l'idée que ces stades ne sont pas une description figée, mais qu'ils nécessitent de les comprendre, au présent, chez chacun ; ces stades sont liés à des représentations et valent parce qu'ils permettent de regrouper des "moments", des fonctions en développement.

L'infantile dans l'adulte ne permet pas forcément d'appréhender l'enfant ; il serait par exemple périlleux de trop s'attacher à une

chronologie des stades alors que le sens réside dans ce que le sujet vit, dans ses conflits internes, dans son désir.

Si les stades de la sexualité infantile se retrouvent dans tout développement psychique humain, une fixation à l'un d'eux induirait une pathologie psychique : ainsi la fixation au stade anal serait une condition de la formation de la névrose obsessionnelle, quand l'hystérie aurait trait à une fixation/régression au stade oral. On voit bien comment Freud ancre l'étiologie des pathologies psychiques dans la sexualité infantile, et donc l'importance que revêt pour la psychanalyse l'investigation des traces qui en subsistent dans la psyché de chacun.

Karl Abraham affina ces stades en les divisant :

  • stade oral précoce, où le plaisir est celui de la succion.
  • stade oral sadique, ou oral-cannibalique, où le plaisir est celui de la morsure.
  • stade anal de l'éjection, dans lequel la satisfaction correspond à l'expulsion des fèces ;
  • stade anal de rétention, dans lequel la satisfaction correspond au contrôle, à l'emprise. "